Romans  10

 

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©  Éditions Grasset, 2018

 

Le dernier vénitien

Gilles Hertzog

Découverte d'un peintre (Giandomenco Tiepolo) méconnu, voire totalement inconnu car ayant toujours vécu dans l'ombre de son père, Gianbattista Tiepolo, y compris après la mort de ce dernier.

Il s'agit plus d'un récit écrit à la première personne - que l'on peut également qualifié de mémoire - dans lequel Tiepolo fils évoque la Venise du XVIIIe siècle au point de vue politique, social, artistique ainsi qu'une réflexion sur l'art en général.

Une large part est également donnée aux rapports difficiles de Giandomenico Tiepolo avec son père. Au fil des mots, Tiepolo fils laisse transparaître une certaine rancœur,, une certaine "jalousie" envers celui-ci, tout en avouant, à mots couverts, que son père l'aurait écrasé, empêchant ainsi  que son talent n'éclose, et soit reconnu par ses pairs, et, ses concitoyens.

Mais n'est il pas responsable de cet état de fait indirectement ?

Bien qu'ayant trouvé Tiepolo fils antipathique au possible, imbu de sa personne, dédaigneux envers les autres, voire quelque peu "mollasson" car incapable de réagir devant le talent, la personnalité de son père, et ,surtout faire en sorte d'exister par lui même en tant qu'individu et surtout de peintre, ce récit / roman est un magnifique portrait de la Venise du XVIIIe siècle, dite décadente, et, prête à tout pour s'amuser, vivant ainsi sur son "glorieux" passé jusqu'à sa chute lors du traité de Campoformio, signé le 18 octobre 1797, par le général Bonaparte, livrant ainsi Venise aux autrichiens.

Malgré tout, j'avoue une petite préférence pour le Séjour des Dieux du même auteur évoquant la rivalité entre le Titien et Michel Ange. Pour la petite histoire, Tiepolo fils est le neveu du peintre Guardi.

Marianne

 

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©  Éditions Héloïse d'Ormesson, 2018

 

Le Café des petits miracles

Nicolas Barreau

Une lecture sympathique ainsi que gentille. Je ne connaissais pas Nicolas Barreau en tant qu'écrivain, et, j'avoue avoir été agréablement surprise par ce titre.

Il est vrai qu'il s'agit d'un roman à l'eau de rose, mais, qu'importe !! Le tout est de passer un excellent moment tout en oubliant ses soucis.

Et puis, "dévorer" un roman sentimental de temps en temps, ne fait pas de mal, surtout pour le moral.

Il y a également de très belles descriptions de Venise en hiver. On sent que Nicolas Barreau connait Venise comme sa poche. Il a su recréer parfaitement l'atmosphère si "particulière" de la Cité des doges. Ce qui fait, que l'on s'y croirait presque, et, que l'on se sente bien. Tout comme ce petit bar (Settimo Cielo), situé dans un petit campo pas très passant. On a l'impression de se retrouver chez soi.

Enfin bref, un petit roman facile à lire, reposant ainsi qu'un excellent dérivatif si on a le moral en berne au moment d'en commencer la lecture. Et, comme tout roman d'amour qui se respecte, cela se termine bien.

Marianne

 

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©  Éditions de l'Onde, 2015

 

Refuge vénitien

Christine Mondon

Découvert tout à fait par hasard en laissant trainer "mes baskets" sur le net, j'en ai alors reporté ma lecture après achat à des jours meilleurs. Bien m'en a pris.

Ce roman est un véritable petit "délice" que l'on apprécie ou non la musique.

Christine Mondon plonge ses lecteurs dans le monde de la musique classique, et, plus particulièrement sur les traces d'une jeune violoniste, élève fictive du compositeur Giuseppe Tartin (1692 - 1770).

Au travers le portrait de Sébastien, violoniste en mal d'inspiration, me semble t'il, en début de roman, c'est l'occasion de découvrir toute la richesse musicale de Venise par l'intermédiaire des ses compositeurs. Une brève notice biographique ainsi que quelques explications de l'œuvre sont insérées dans le corps de la narration. Le lecteur se promène également dans la Cité des Doges quelque soit la saison.

Il est vrai que Sébastien a découvert par hasard l'existence de cette jeune violoniste virtuose ayant vécu au 18eme siècle. Il en éprouve une véritable passion à son égard tout en ayant de cesse de mieux la connaître en partant sur ses traces ainsi qu'en composant et en lui dédiant une sonate afin de la faire connaître du public. C'est en essayant de percer le mystère l'entourant que le lecteur croise sur son chemin quelques célèbres compositeurs vénitiens.

Au passage, le héros reprend goût à la vie, malgré un amour avorté tout en replongeant "avec délice" dans son art, c'est à dire celui de la musique, que ce soit en tant qu'interprète et/ou en tant que compositeur.

C'est aussi l'occasion pour le "profane" tout un monde, celui de la musique classique, monde qui peut sembler rébarbatif, voire inaccessible ...

Un roman qui a été lu, du moins en ce qui me concerne, d'une seule traite, pratiquement comme un polar, et, qui m'a enchanté du début à la fin ...

Marianne

 

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©  Éditions J.C.Lattès, 2018

 

L'imprimeur de Venise

 Javier Azpeitia

Biographie romancée du "génial " imprimeur Alde Manuce.

Par le biais d'Alde Manuce, c'est le monde du livre, de l'édition qui revit sous la plume de l'écrivain Javier Azpeitia. C'est aussi l'occasion de découvrir et/ou redécouvrir des auteurs grecs, latins ainsi que des philosophes tel que Pic de la Mirandole malgré l'interdiction, la censure de l'église.

Que l'on vive dans les années 1489 et/ou à notre époque, les mêmes questions se posent autour du devenir du livre c'est à dire publier des ouvrages en masse afin de toucher le plus grand nombre de lecteurs tout en s'enrichissant encore plus et/ou publier des titres "plus confidentiels" en direction d'érudits, etc., tout en contournant la censure, mais, à perte.

Le lecteur suit également pas à pas les recherches minutieuses d'Alde Manuce afin de lire un titre dans son entier le plus confortablement possible, et, non à partir de feuilles volantes, si j'ai bien compris. C'est lui qui est à l'origine du format in-octavo.

Même si la lecture d'extraits d'auteurs classiques grecs, latins - ceux ci s'insèrent naturellement dans le texte - peut sembler rébarbatif au premier abord, pour certains, ce roman se lit d'une seule traite, comme un polar tout en permettant de découvrir  un "petit" monde de passionnés, celui de l'édition, de l'imprimerie ainsi  qu'un personnage haut en couleur -  Alde Manuce - quelque peu oublié de la part du grand public, sauf peut être par ceux/celles qui s'intéressent à l'histoire du livre.

Bien que Javier Azpeita ait romancé au maximum la vie d'Alde Manuce ainsi que le milieu de l'édition, ce roman permet une plongée "fabuleuse" dans la fabrication d'un livre, et, peut susciter l'envie à certain(e)s de lire un bouquin traitant de l'histoire du livre.

Marianne

 

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©  Éditions Seuil, 1996

(Fictions & Cie)

 

 

Pinocchio à Venise

Robert Coover

Je n'ai pas vraiment été convaincue par transposition à notre époque du Pinocchio de Carlo Collodi par Robert Coover.

Peut être est-ce dû au choix de Robert Coover c'est à dire de dépeindre Pinocchio sous les traits d'un vieil l homme tout en transposant l'intrigue dans une Venise hivernale, baroque, sombre, etc. Ce qui n'arrange rien à la morosité ambiante. On retrouve aussi tous les personnages évoluant autour de Pinocchio, mais, sous d'autres traits.

Il faut avoue, outre le fait d'avoir choisi l'hiver comme "cadre" de son roman, Robert Coover a également choisi le carnaval comme point de repère de son interprétation toute personnelle de l'œuvre de Calo Collodi. Ce qui fait qu'une atmosphère "permissive" se dégage également, et, on a l'impression que les divers protagonistes, l'histoire elle-même file dans tous les sens et part en "vadrouille"...

Par moment, j'ai eu du mal à suivre, à comprendre ce que je lisais. Cela a également quelque peu dénaturé le souvenir que j'ai de ma lecture de Pinocchio. Peut être aurait-il fallu relire et/ou parcourir le Roman de Collodi avant de me plonger dans celui ci.

Dommage pour moi, mais, cela peut plaire à d'autres.

Marianne

 

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©  Éditions J.C. Lattès, 2008

 

Les Bâtisseurs d'étoiles, tome 3 : l'oeil de Galilée

Jean-Pierre Luminet

L'humanisme, et, plus particulièrement l'astronomie, les mathématiques avec Galilée, et, Johan Kepler sont le point de mire de ce roman mi-documentaire, mi-fiction.

L'auteur, après de nombreuses recherches historiques, essaye de mettre à la portée du grand public, l'histoire ainsi que les découvertes autour de l'astronomie, les mathématiques, depuis l'antiquité jusqu'au années 1610, au travers le portrait de quelques visionnaires, dont Kepler, et, Galilée ainsi que leurs ennuis  avec l'église catholique.

Ce n'est pas évident à lire par moment, même si en ce qui me concerne, il ne restera pas dans mes annales de lectures, mais, je reconnais qu'il s'agit d'une excellente approche historique concernant l'astronomie, les maths, et autres idées scientifiques, philosophiques qui se sont développées au moment de la période de l'humanisme, dans toute l'Europe.

A ma décharge, j'avais déjà lu d'autres ouvrages (documentaires et/ou fictions) un tantinet supérieurs à celui ci. Mais c'est à lire avec curiosité, et, ce titre (si on débutait par lui) peut donner envie d'en lire d'autres afin d'approfondir le sujet.

Marianne

 

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©  Éditions Grasset, 2018

 

 

Carnaval noir

Meten, Arditi

En ce qui me concerne, j'ai nettement préféré Le Turquetto, et Le Prince d 'ébène du même auteur que je juge supérieur, et, surtout plus abouti au niveau du style, et, dans la construction de l'intrigue, mais, malgré tout, cela se laisse lire tout en étant "emporté" par la quête du/des divers protagonistes imaginés par leur créateur.

Enfin bref, c'est gentillet, et, c'est  aussi une "bonne" manière de finir l'été avant la reprise et/ou en ayant repris le chemin du travail sans prise de tête.

A mon avis, Carnaval noir s'apparente plus à un polar dit ésotérique qu'à un roman de littérature générale vu qu'il y a une petite enquête policière et des assassinats. Cette dernière est quelque peu "cucul la praline", simpliste, mais qu'importe. Le tout est de lire (avec plaisir, si possible)  jusqu'au bout ce roman.

Il est vrai que ce genre de roman - l'ésotérisme - est à la mode en ce moment (idem pour l'alternance passé/présent), et, ils sont tous construits à peu près sur le même schéma, et, il y a peut être une certaine lassitude de ma part, à force d'en avoir lu, mais, je reconnais que le dernier Meten Arditi ne m'a pas déplu, même si il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Il a été vite lu, et, sera vite oublié.

Marianne

 

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©  Éditions Albin Michel, 2018

 

 

 

 

Concours pour le paradis

Renucci, Clélia

Le Paradis du Tintoret est le fil conducteur de ce titre écrit par Clélia Renucci.

Sous la plume de cette dernière, le lecteur assiste à une "renaissance", celle du Paradis - où pour être précis du Couronnement de la vierge au paradis par le peintre Guariento d'Arte (1310 - 1370) - endommagée, détruite lors de l'incendie du palais des doges en 1577.

Renaissance qui prit quelques années, dû pour la majeur partie, aux rivalités, aux rancœurs qui opposèrent deux grands génies : Véronèse et le Tintoret ainsi qu'à la politique.

En ce qui me concerne, cette "plongée dans le milieu artistique, et, plus particulièrement dans celui des grands maitres vénitiens m'a énormément intéressé. Grâce à une recherche détaillée, pointue de la part de l'auteur pas à pas, une nouvelle naissance autour de ce tableau, et, cela même si il s'agit d'une "reprise" de l'œuvre de Guariento d'Arte, datant de 1365.

Cette "restauration", tout comme des autres œuvres détruites lors de l'incendie prennent  vie sous nos yeux, et, cela grâce à des hommes passionnés par leur art, leur travail (les peintres Bassano, Véronèse, Tintoret) ainsi que par de généreux mécènes, même si dans le cas présent, la politique s'en soit mêlée, mais, pour la bonne cause, n'hésitant pas à "se mouiller" pour les protéger.

Il s'agit plus d'un récit, d'un documentaire "romancée" plutôt qu'un roman tel que l'on a l'habitude de lire, d'appréhender, mais, cela se lit aussi facilement qu'un roman.

Ayant visité à plusieurs reprises le palais des doges, Concours pour le paradis m'a de nouveau plongé dans l'atmosphère si particulière de la Renaissance vénitienne, période dans laquelle les arts "explosèrent" pour en devenir les rois.

C'est à lire que l'on apprécie ou non la peinture dans toute sa splendeur.

Marianne

 

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©  Éditions Traditions,  2015

 

Leone Leoni

George Sand

L'amour avec un A majuscule est le point central de cette courte nouvelle écrite par George Sand.

Il n'y a pas besoin d'images, de films, ni de vidéos pour imaginer, pour se représenter cet amour poussé à son paroxysme . tout se trouve dans le "poids" des mots, le style de George Sand. Le lecteur visualise les scènes comme si il les vivaient, dans lesquelles interviennent les divers protagonistes. Ces derniers prennent vie au fil des pages afin de raconter, à leur manière leur  histoire tout en donnant leur point de vue.

Cela faisait quelques années que je n'avais lu un ouvrage de George Sand. Je l'ai redécouverte au travers de cette nouvelle. Au fil des ans, j'avais complètement oublié comme elle pouvait donner vie à un petit détail et / ou un sentiment  par une simple description ...Pareil dans sa manière d'appréhender les "petits" travers de la société du XIX siècle.

Marianne

 

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©  Éditions Chêne, 1993

 

Les Maîtres mosaïstes

George Sand

Réflexion poussée sur l'histoire de l'art, et, plus particulièrement la peinture, et, la mosaïque. Il s'agit plus d'une réflexion philosophique sur l'art, le beau, l'esthétique ainsi que sur la liberté de création.

Au travers les portraits de deux familles (les Zuccati, et, Bianchini), on assiste, par l'intermédiaire de la plume de George Sand, à l'émergence d'un art à par entière - si j'ai bien compris - celui de la mosaïque.

Un roman qui me semble quelque peu oublié de Georges Sand, mais, qui mériterait de sortir des oubliettes, tant par son érudition, sa réflexion sur l'art des mosaïstes que par son styles, etc.

A découvrir.

Marianne

 

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©  Éditions Michel de Maule, 2018

 

Venise trahie : La Vénitienne de Bonaparte dans la tourmente de la Révolution

Gabriel Milesi

Il s'agit de la suite de la fresque La Vénitienne de Bonaparte du même auteur.

Bien que cela se lise facilement, que l'on "rentre" rapidement au cœur de l'histoire, j'ai nettement (et, de loin) préféré La Vénitienne de Bonaparte.

En effet, même si la période révolutionnaire a été romancée au maximum afin que cela soit à la portée du plus grand nombre, et, plus particulièrement vers le lectorat féminin., l'intrigue romanesque est, à mon avis, quelque peu bâclée, voire superficielle. Je l'ai trouvé linéaire ainsi que sans grand intérêt.

Seul point fort : le contexte historique. En effet,, on assiste pas à pas aux "tractations" menées par Bonaparte afin de céder Venise aux autrichiens ainsi qu'à toutes les manipulations, les "roueries"  de Bonaparte envers les vénitiens afin de les mener en bateau, servent ainsi, à leur corps défendant, sa cause, et, ses ambitions.

Un petit roman dit de plage qui se laisse, malgré tout, lire, avec lequel on passe un bon moment, et, cela même si, en ce qui me concerne, trouvé La Vénitienne de Bonaparte supérieure à tous les points de vue.

Marianne

 

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©  Éditions Grasset, 2018

 

 

 

Quand Dieu apprenait le dessin

Patrick Rambaud

Patrick Rambaud évoque un pan d'histoire peu connue du grand public : le haut Moyen Age, et, plus particulièrement le règne du fils de Charlemagne : Louis le Pieux.

Celui-ci semble avoir du mal à s'imposer en tant qu'empereur des Francs, peut être dû à la forte personnalité de son père dont il semble toujours ne pas se démarquer quelques années après la mort de ce dernier.

Parallèlement à l'instabilité politique de l'empire francs ainsi que l'emprise du christianisme sur le paganisme, c'est tout un petit monde qui émerge sous nos yeux (avec la découverte des auteurs grecs et latins grâce aux moines copistes, et, déjà débuté sous le règne de Charlemagne) : celui du commerce.

L'obscurantisme, et, l'instabilité religieuse, politique, sociale étant ce qu'il était à l'époque, certains états, certaines villes, plus ambitieux que d'autres en ont profité pour s'engouffrer dans la brèche laissée vacante lors du passage du paganisme vers le christianisme pour s'imposer, et, cela sur le plan politique, culturel, commercial, religieux tout en manipulant les esprits.

Ce fut le cas pour la ville de Venise, qui en s'emparant - à Alexandrie - des restes de Marc l'évangéliste pour en faire son saint patron, pris son indépendance vis-à-vis de Rome tout en assouvissant son ambition au point de vue politique, culturel, religieux pour les siècles à venir.

Le présent titre est une excellente approche, même si elle est "romancée" d'un pan de la longue histoire de Venise afin qu'elle a la portée du plus grand nombre. Cela se lit facilement, voire même se dévore littéralement. En effet, cet épisode qui peut sembler "rocambolesque" pour certains se situe à la limite entre la légende et l'histoire avec un grand H.

Par contre pour ceux qui découvraient et/ou ne connaîtraient pas vraiment la vie de Marc l'évangéliste et l'histoire de Venise, et, que cela intéressent, de se diriger vers un ouvrage plus complet sur le sujet afin d'obtenir des informations complémentaires.

En ce qui me concerne, je recommande vivement la lecture de ce titre.

Marianne

 

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©  Ker Éditions, 2017

 

 

Alma viva (suivi de) viva

Vincent Engel

Biographie "romancée", à destination du grand public, du compositeur vénitien Antonio Vivaldi.

Musicien de génie, et, surtout passionné par la musique, Vivaldi a toujours vécu pour son art, tout en ayant des relations quelque peu ambigües avec les jeunes orphelines de l'Hospice de la Pieta dont il était maître de chapelle entre 1703 et 1740.

Il s'agit plutôt des derniers mois de la vie du Prêtre Roux qui est traité dans le nouveau titre de Vincent Engel. A mon avis, le choix de traiter cette période est délibéré de la part de Vincent Engel. Il s'agit d'une nouvelle approche sur un ultime sursaut d'un musicien à l'aube de sa vie, et, surtout qui est passé de la lumière vers l'ombre c'est à dire du succès et de la reconnaissance à l'oubli.

Décrire que "ultime épisode" de la longue, et, intense vie de Vivaldi peut paraître superficiel, voire décevant, mais, cela peut donner l'eau à la bouche à certains lecteurs afin d'en connaître un peu plus sur le personnage en allant ouvrir, et, lire une biographie plus complète ainsi que d'écouter ses œuvres.

Sous couvert d'une fiction, c'est aussi une "petite" réflexion sur la création artistique, et, dans le cas présent sur la création musicale.

Il est vrai que c'est le grand public qui est visé,  mais, Venise et Vivaldi ne faisant qu'un, se serait dommage de ne pas le lire, et, de passer à côté de ce roman.

Marianne

 

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©  Éditions Littérature et Art français : Librairie Baudinière, 1926

 

La Gondole aux chimères

Maurice Debroka

C'est en triant des dons que j'ai découvert ce roman de Maurice  Debroka, publié en 1926. Dans le cas présent, le hasard (et, la chance) ont bien fait les choses, et, une véritable petite pépite a atterri  entre mes mains.

En effet, ce titre est désormais introuvable en librairie, à part peut être chez les bouquinistes.

Il semblerait que La Gondole aux chimères soit la suite de La Madone des sleepings car on y retrouve le personnage de Lady Diana Wynham, et, Maurice Debroka renvoie à des événements qui s'y sont déroulés.

Pour ma part, n'ayant pas lu La Madone des sleepings, cela ne m'a guère gêné dans ma lecture ainsi que dans la compréhension générale du roman.

C'est écrit dans un style désuet, avec un vocabulaire imagé, voire inusité. J'ai même dû ouvrir, une à deux fois mon dictionnaire afin de vérifier la définition d'un mot et/ou corroborer le sens générale et/ou du paragraphe.

Sinon, les amours tragiques de Lady Diana Wynham sont plaisantes à suivre tout en se laissant lire. Le dénouement ne pouvait être autrement que celui imaginé par M. Debroka. En effet, à force de journée avec le feu, cela finit toujours par se retourner contre soi

Ce fut pour moi, une "jolie" parenthèse ainsi qu'une petite pause charmante entre deux romans "plus sérieux" tout en découvrant un romancier quelque peu oublier actuellement.

Marianne

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©  Éditions Bragelonne, 2016

 

 

 

Assassin's Creed : Les Chroniques d'Enzio Auditore

Olivier Bowden

Il s'agit de l'adaptation en livre du célèbre jeux vidéo Assassin's Creed. Trois volumes composent ce recueil : Renaissance ; Brotherhood, et, Révélations. Ceux-ci retracent la carrière de l'assassin Ezio Auditore.

Si on apprécie le genre littéraire de la fantasy, cela se laisse lire, et, on  part facilement et surtout rapidement dans un autre "univers" tout en croisant, en compagnie d'Ezio Auditore (personnage fictif, et, fil conducteur des romans) des personnages ayant réellement existé, et, familiers tel par exemple Laurent le Magnifique, Léonard de Vinci, Savonarole, Machiavel ainsi que la famille Borgia.

Un roman de fantasy n'en serait pas un sans la présence de la magie. Dans le cas présent, il s'agit d'un objet / un artefact appelé la Pomme, et, donné au héros par la déesse Junon. Le mieux est de lire les bouquins afin de découvrir l'utilisation de cet artefact.

En ce qui me concerne, cela ne m'a pas déplu, même si une certaine lassitude s'est emparée de ma "petite personne" vers la fin du 2eme volume (Brotherhood). Ce qui fait que j'ai plutôt lu en diagonale le 3e tome (Révélations) car j'en avais un peu assez de lire cette "chronique" relatant les exploits en matière d'assassinats et meurtres en tous genres d'Ezio Auditore. Ce n'est guère varié ni diversifié, et, parfois un peu répétitif. D'où le titre de Chroniques d'Ezio Auditore. La solution idéale serait de lire cette "intégrale" tome par tome c'est-à-dire passer à autre chose entre chaque titre, et, non la lire d'une seule traite comme je l'ai fait.

Sinon, je ne regrette pas ma lecture de cet énorme "pavé". Il est vrai que cela faisait un petit moment que j'en entendait parler (jeux vidéo, romans adaptés des lesdits jeux, et, sans compter les films), et, la curiosité aidant ... j'ai sauté le pas.

Petite précision, seul le volume intitulé Renaissance se déroule entre Florence et Venise, Brotherhood se passe essentiellement  à Rome ainsi qu'un peu en Espagne tandis que Révélations a la ville de Constantinople comme lieu principal où se déroule l'action.

A lire, à découvrir si on désire passer un bon moment sans se casser la tête.

Marianne

 

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