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Alfred Andersch

MessagePosté: 11 Mai 2023 20:25
par Marianne
Andersch, Alfred.- La femme aux cheveux roux.- Arles : Actes Sud, 2022.- (Babel ; 1797).


Résumé :
En un instant, sur un coup de tête au cours d’un voyage en Italie, Franziska quitte son mari et prend le premier train pour Venise. Elle croit rompre par cette même fuite à tout jamais avec l’Allemagne pseudo-libérale des années 1960, et avec l’amnésie que son pays oppose désormais à l’histoire.

Mais quelle renaissance peut-elle imaginer dans une ville si théâtrale, où semblent encore à l’œuvre tous les cauchemars du nazisme ? Quelle salvation peut lui offrir cet inconnu croisé au détour d’une rue, lui-même à la recherche du geste radical qui soignera les cicatrices de l’après-guerre ?

Avec ce portrait d’une jeune femme vulnérable mais décidée, Alfred Andersch met en scène l’aventure de la liberté. Et rappelle la nécessité de toujours reconduire l’acte existentiel qui la fonde.


Mon avis :
La femme au cheveux roux n'est peut-être guère évident à lire, mais, il aura eu le mérite d'avoir été lu jusqu'au bout. Il est vrai que la curiosité a aidé.

On ne peut dire qu'il se passe grand chose au cour de ce récit proposé par Alfred Andersch (1914 - 1980), un écrivain d'origine allemande. Il s'agit plutôt d'une chronique dans laquelle l'héroïne et personnage principal - Franziska - tente de se remettre en question tout en effectuant le point sur un mariage - le sien - malheureux. Va t'-elle réussir ? Telle est la question.

Les dialogues sont peu présent. Alfred Andersch propose surtout une réflexion philosophique sous forme de pensées intimes - en italique - sur le sens donnée à la vie en générale au travers le portrait emblématique de Franziska. Le reste du texte sert surtout à apporter des précisions sur le comportement de certains individus et/ou le contexte social.

Par certains côté, le texte peut sembler rébarbatif, mais, il est le reflet d'une société, celle de l'Allemagne des années 60, coupée en deux par le mur de Berlin, et qui, surtout essaye d'échapper à son passé lié au nazisme.

par le choix de la saison - l'hiver - une atmosphère triste, pesante se dégage. On le ressent essentiellement au travers le comportement psychologique ou non des divers citoyens. Ceux-ci acceptent leur destin avec résignation, mais, en trouvant malgré tout des solutions pour s'en sortir ou non



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Re: Alfred Andersch

MessagePosté: 12 Juin 2023 19:41
par Marianne
Marianne a écrit:Andersch, Alfred.- La femme aux cheveux roux.- Arles : Actes Sud, 2022.- (Babel ; 1797).


Résumé :
En un instant, sur un coup de tête au cours d’un voyage en Italie, Franziska quitte son mari et prend le premier train pour Venise. Elle croit rompre par cette même fuite à tout jamais avec l’Allemagne pseudo-libérale des années 1960, et avec l’amnésie que son pays oppose désormais à l’histoire.

Mais quelle renaissance peut-elle imaginer dans une ville si théâtrale, où semblent encore à l’œuvre tous les cauchemars du nazisme ? Quelle salvation peut lui offrir cet inconnu croisé au détour d’une rue, lui-même à la recherche du geste radical qui soignera les cicatrices de l’après-guerre ?

Avec ce portrait d’une jeune femme vulnérable mais décidée, Alfred Andersch met en scène l’aventure de la liberté. Et rappelle la nécessité de toujours reconduire l’acte existentiel qui la fonde.


Mon avis :
La femme aux cheveux roux n'est peut-être guère évident à lire, mais, il aura eu le mérite d'avoir été lu jusqu'au bout. Il est vrai que la curiosité a aidé.

On ne peut dire qu'il se passe grand chose au cour de ce récit proposé par Alfred Andersch (1914 - 1980), un écrivain d'origine allemande. Il s'agit plutôt d'une chronique dans laquelle l'héroïne et personnage principal - Franziska - tente de se remettre en question tout en effectuant le point sur un mariage - le sien - malheureux. Va t'-elle réussir ? Telle est la question.

Les dialogues sont peu présent. Alfred Andersch propose surtout une réflexion philosophique sous forme de pensées intimes - en italique - sur le sens donnée à la vie en générale au travers le portrait emblématique de Franziska. Le reste du texte sert surtout à apporter des précisions sur le comportement de certains individus et/ou le contexte social.

Par certains côté, le texte peut sembler rébarbatif, mais, il est le reflet d'une société, celle de l'Allemagne des années 60, coupée en deux par le mur de Berlin, et qui, surtout essaye d'échapper à son passé lié au nazisme.

Par le choix de la saison - l'hiver - une atmosphère triste, pesante se dégage. On le ressent essentiellement au travers le comportement psychologique ou non des divers citoyens. Ceux-ci acceptent leur destin avec résignation, mais, en trouvant malgré tout des solutions pour s'en sortir ou non



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